Entre IPv4, IPv6, kill switch et split tunneling, le vocabulaire autour de l’IP dédiée peut vite devenir confus. Ce glossaire, mis à jour en octobre 2026, reprend les termes les plus utiles pour comprendre son abonnement, que ce soit chez un hébergeur ou chez un fournisseur de VPN.
IPv4 et IPv6 : deux générations d’adresses IP
Une adresse IPv4 est l’identifiant classique d’un appareil sur Internet, écrit sous forme de quatre groupes de chiffres (ex. 192.0.2.1). Le stock mondial de ces adresses est épuisé depuis plusieurs années, ce qui en fait une ressource rare et payante : en 2026, une adresse IPv4 achetée en bloc se négocie en moyenne autour de 20 à 25 dollars, contre 0,30 à 0,50 dollar par mois en location. L’IPv6, plus récente, dispose d’un espace d’adressage quasi illimité et progresse rapidement : en France, le taux d’adoption dépasse désormais 74 %, plaçant le pays en tête des classements mondiaux. Mais la majorité des hébergeurs web et des services professionnels fonctionnent encore en IPv4, ce qui explique pourquoi une IP dédiée IPv4 reste incontournable malgré la montée de l’IPv6.
| Critère | IPv4 | IPv6 |
|---|---|---|
| Format | 4 groupes de chiffres (ex. 192.0.2.1) | 8 groupes hexadécimaux |
| Disponibilité | Stock épuisé, revente/location payante | Espace quasi illimité |
| Compatibilité | Universelle (tous les sites, serveurs mail) | Partielle (environ 38% des sites web) |
| Coût en 2026 | ~20-25 $ à l’achat, 0,30-0,50 $/mois en location | Généralement inclus, peu valorisé seul |
Kill switch : la coupure de sécurité
Le kill switch est une fonction de sécurité propre aux VPN : il coupe automatiquement l’accès à Internet dès que la connexion au VPN se rompt, pour éviter qu’une requête parte en clair avec la véritable adresse IP de l’utilisateur. Sur une offre avec IP dédiée, ce mécanisme protège la stabilité de l’adresse attribuée : sans kill switch, une coupure furtive peut exposer temporairement l’IP réelle, ce qui est précisément ce qu’une IP dédiée cherche à éviter.
Split tunneling : choisir ce qui passe par le VPN
Le split tunneling permet de répartir le trafic entre deux chemins distincts : certaines applications passent par le tunnel chiffré du VPN avec l’IP dédiée, tandis que d’autres continuent d’utiliser la connexion internet habituelle. C’est utile pour garder un accès local rapide (imprimante, box TV) tout en gardant une IP dédiée fixe pour les usages qui en ont besoin, comme l’accès à un outil professionnel ou une messagerie.
- Kill switch : sécurité, coupe tout en cas de panne du VPN
- Split tunneling : flexibilité, répartit le trafic entre deux chemins
- Les deux fonctions sont complémentaires et se combinent sur la plupart des offres IP dédiée associées à un VPN
Pourquoi ce vocabulaire compte pour choisir son IP dédiée
Comprendre ces termes évite les mauvaises surprises au moment de choisir une offre. Le prix d’une adresse IPv4 continue d’influencer directement le tarif des formules d’IP dédiée en 2026, tandis que les fonctions comme le kill switch ou le split tunneling déterminent le niveau de protection réel offert par un fournisseur VPN, au-delà du seul argument marketing de l’adresse fixe.
Questions fréquentes
Une IP dédiée est-elle forcément en IPv4 ?
Non, mais c’est le cas le plus fréquent en 2026 car la compatibilité IPv4 reste universelle, alors que l’IPv6 n’est pas encore pris en charge par tous les services (environ 38 % des sites web seulement).
Le kill switch ralentit-il la connexion avec une IP dédiée ?
Non, il n’intervient qu’en cas de coupure de la connexion VPN : il n’a aucun impact sur la vitesse tant que le tunnel fonctionne normalement.
Le split tunneling est-il compatible avec une IP dédiée fixe ?
Oui : l’IP dédiée reste attribuée au trafic qui passe par le VPN, tandis que les autres applications choisies continuent d’utiliser la connexion internet classique sans cette adresse.
Sources
IPregistry —
Korben —
NordVPN Support
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